Plume buissonnière

Ah elle est bonne celle-là. Je m'installe avec l'intention d'écrire le premier article de la série "21 jours pour arrêter de râler sur Gomez et Mercredi".. et voilà ce titre d'article qui sort tout seul d'un obscur endroit de mon esprit.. sans que je ne lui ai rien demandé.. mais alors rien.. plop tataaaaaaaa !! gonflé le titre. Pourquoi écrire quand on peut ne pas le faire ? Ben justement, voilà une question qu'elle est bonne, et qu'elle tombe à pic. Parce que ça fait quand même...
Y a-t-il la moindre chance de me rappeler son sourire ? Ou ses bras. Ou le poil sur sa joue avant qu'il ne se rase. Non, ça je me rappelle. Y a-t-il la moindre chance de me rappeler les sabbats sous la lune, et les conversations avec les pierres ? Les levers de soleil sous le vieux chêne et les longues robes blanches Ma barbe grise, et bouclée.. compagne fidèle de ces années infidèles Le silence de la clairière, le chant de la pierre. La grande pierre levée, imposante et sévère,...

Au début... et à la fin. Au début de quoi ? A la fin de quoi ? Telle sera la question. Le premier jour du reste de ma vie (merci Etienne). Parce que s'il y a un début, c'est qu'il y a eu une fin. Il faut une fin, pour qu'il y ait un début. Alors.. tout début est l'enfant d'un deuil. D'une perte. D'un abandon. Il faut laisser derrière soi pour aller de l'avant Il faut se dévêtir Il faut détourner le regard Il faut accepter de regarder ailleurs Il faut même peut-être.. sûrement.....